mardi 14 décembre 2010

hot yoga

Non que je sois d'une nature stressée et que j'ai une tendance à laisser transparaitre mon anxiété, depuis quelques années j'entend régulièrement des "tu devrais te mettre au yoga" suivit par des "non, mais je pense VRAIMENT que tu devrais VRAIMENT te mettre au yoga". Ne cherchons pas à expliquer l'acharnement de mon entourage plus ou moins proches (surtout constitué de colleur de bio en prépa).


L'idée de s'étirer en long et en large en faisant le vide et en se concentrant sur sa respiration ne me déplaisait pas. Il en fallait néanmoins un peu plus pour me pousser a faire le pas, les millions de livre "le yoga chez sois" que l'on m'a offert ne m'aillant pas convaincus...

Eléments déclencheur : Myrtle m'annonce courant de ma première semaine à Saskatoon que le dimanche elle va au hot yoga. "Oh oui, bien sur, je veux venir!" On reconnait là le comportement primaire d'une personne hautement sociale plongée dans un nouvel environnement, ne souhaitant louper aucune occasion de rencontrer des gens.

Dans le mot "hot yoga". Il y a hot avant yoga. et ceci n'a rien de sexuel, je préfère le préciser pour les esprits pervertis qui nous écoutent. Ce mot insignifiant de trois lettre change de quelque peu la pratique du yoga.

dimanche matin, nous voilà donc partie au hot yoga (contrairement à vous, chers lecteurs attentifs à ce point de l'histoire je savais ce qu'était exactement le hot yoga). On y va à pied. toutes emmitouflée dans nos moufles et bonnets, il fait -20 aujourd'hui. Mais surprise, il y a un grand soleil. Myrtle m'apprend avec plaisir, que c'est le temps normal ici, et que Saskatoon est une des villes les plus ensoleillée du Canada. 



Arrivée au studio de yoga, je trébuche sur un monticule d'après ski. J'enlève les miens, non sans un léger sentiments de retour en maternelle, où on enlevais nos chaussures en arrivant à l'école. N'aillant pas trop eu le courage de faire les 20 minutes de marches en short, on se change et rentre dans la salle de yoga. Même avertie, la chaleur me surprend. Il fait 38°C. L'atmosphère n'est pas étouffante, agréable même.

Le cours commence, et malgrès la lenteur des gestes on sent que les muscles travaillent. Je ne sens toujours pas la chaleur, et seul les gouttes de transpirations dessinant des sillons sur ma peau et tombant au sol de temps à autres rappellent la température de la pièce.

La séance se termine, on met quelques minutes à se lever de la posture du cadavre. Le retour à la réalité n'est pas si brutale qu'on pourrait le penser, bien qu'il fasse 50°C de moins dehors...

samedi 11 décembre 2010

2/3 : done!

Faire une collection de souches de Sclérotinia, c'est d'abord dépiauter des branches de colza pour trouver des sclérotes. Souvent, il n'y en pas. Je découpe des petits bouts de branches pour les glisser dans un mini tube à essais.

Mike passe dans le couloir où je bosse pour aller s'acheter un café (2 sugar, 1 milk) au Tim Hurton de la fac de Géologie. Finalement je l'accompagne (green tea, black) et on s'assoit à une table autour des squelettes de dinosaures grandeurs natures (ouaou!!). On revient finalement dans le bâtiment d'Agriculture Canada, en piquant un petit sprint dehors, pas la peine de mettre de manteau pour sortir!


Je vais préparer quelques boîte de pétrie pour Mike et Harsh qui cultivent sur Agar les sclérotes. Je retourne à mes branches.



Les 1332 branches du début ne sont finalement pas insurmontable, j'ai fini les échantillons de deux provinces sur les trois, en deux semaines (avec au milieu pas mal de conférences). that's doooone!
J'espère quand même finir ce boulot de préparation assez rapidement pour qu'on passe à des choses plus intéressantes!

dimanche 5 décembre 2010

équipement de sortie

Finalement la température est très supportable, et j'arrive à me promener longuement dehors sans mourir congelée. C'est aussi probablement car je suis bien équipée.


  1. petite chaussette
  2. grosse chaussette
  3. après ski
  4. jean
  5. pantalon
  6. T-shirt à manche longue
  7. T-shirt
  8. manteau de ski
  9. cache nez
  10. cache oreille
  11. bonnet
  12. sous gants
  13. mitaines
Point positif : j'ai chaud quand je suis dehors
Autre point positif : je peux rajouter

  1. collant
  2. polaire
  3. pull
  4. moufle
  5. écharpe 




A préciser : oui, je souris sur la photo. Et vous me direz, comment respire-t-on avec ce truc? On ne respire pas, on s'asfixie, et si on survie à cette étape, on meurt noyé dans la condensation. Technique : se découvrir le nez, puis le re-cacher quand il à trop froid.

samedi 4 décembre 2010

Je crois que j'ai changé de métier...

mise à part les quelques 20° en moins, les 15cm de neige en plus et le changement de langue il y a eu d'autre changement brutaux dans ma vie cette semaine.

Avant je m'habillais à l'arrache pour aller-bosser, gardait mon pantalon une semaine, de toute façon au bout d'un quart d'heure il était plein de terre. Maintenant je prend même le temps de choisir ce que je vais mettre, met des bijoux et me coiffe un peu mieux que d'une casquette.

Avant j'avais les mains recouvertes de terre, au point qu'après trois lavages elles étaient souvent encore tachées. Maintenant je me désinfecte les mains à l'alcool 70fois par  jours.

Avant je me coupais avec un Opinel, maintenant je me coupe avec un scalpel (N.B : je ne sais pas encore ce qui est le pire entre la terre ou l'éthanol dans les coupures).

Avant tous mes collègues venaient du Maine et Loire, originaire du Maine et Loire, né dans le Maine et Loire.Maintenant, en plus de mes collègues Canadiens j'en ai des Américains, Danois, Chinois, Indiens, Français (pour ceux dont je connais l'origine).

Point positif : j'aime vraiment les deux, that's so great!

jeudi 2 décembre 2010

Trucs bizarre de Canadiens.

  • En ce moment il fait bon pour la saison : environs 16°C! (ah oui, ici on ne précise pas le "moins", il y est tout le temps)
  • A chaque place de parking il y a un câble que l'on peut brancher à sa voiture : c'est pour que l'essence ne gèle pas
  • Les gens ont un vélo d'été et un vélo d'hiver avec des pneu neige
  • Les gens font leur footing comme si de rien n'était (oui oui, il fait toujours -16)
  • On change de chaussures quand on arrive dans un bâtiment. Conséquences : 
  • On croise des gens en tongues dans les couloirs 
  • On croise des nana en escarpins à talon haut dans la neige (les après-ski ne sont pas toujours saillant avec une robe)
  • Le canadien de base répond "bonjour" à "I'm from France". Les plus originaux tenteront un "bienvenue"
  • Les paquet familiaux de céréales en contiennent 1,2kg.
  • Les plus petits pots de beurre de cacahouette pèse 1kg (noté que céréales et beurre de cacahouette n'ont pas la même densité)
  • Les gens trouvent que je m'habille très bien, j'ai eu 5 compliments le première jour. J'ai même été à une conférence chic-sélect en sarwel!
  • Les canadiens n'aiment pas les américains (alors que pour nous, en amérique du nord ils sont tous pareil)
  • Bien que tous les légumes soient importés, on ne peut trouver aucune provenance sur les étiquettes de prix dans les magasins
  • On peut aller d'un bâtiment à un autre en T-shirt à manche longue sans mourir de froid (testé et re-testé)


What a beautifull, amazing, awesome country! I'm actually looking forward to knowing it and its unhabitants more (and more and more)

mardi 30 novembre 2010

Arrivé à Saskatoon

Après un bon weekend chez la couzine, départ à 7h lundi matin pour Charles de Gaule. C'était sans compté sur la neige et les bouchons qui nous font arriver 1h après l'heure prévus. Mais pas de soucis, on était large. Pour le poids de la valise, je le suis un peu trop... 7 kilo de trop, et un joli supplément à payer. J'ose même pas imaginer le poids de mes bagages dans 9 mois... enfin on y est pas!


Mon premier avion est en retard. On fini quand même par décoller sous l'immense brume qui recouvre Paris. Au dessus des nuages il fait très beau. Le soleil est éblouissant et illumine la grande mer blanche et cotonneuse. J'ai déjà vu la plus part des bon films proposés dans l'avion, mais j'arrive quand même à m'occuper en en regardant trois. Mon voisin n'est pas très bavard, et on commence à discuter qu'au moment de prendre nos affaires pour sortir de l'avion. Il bosse chez Mc Cain, dommage ça aurait pu être drôle de discuter avec lui.



A Toronto, il fait 5° et il n'y a pas un pète de neige, même pas drôle...
Je passe la douane sans trop de problème et obtient mon visa et mon permis de travail. Je speed un peu pour récupérer ma correspondance, mais finalement cet avion là est en retard aussi.
Je suis du côté hublot, chouette je vais pouvoir regarder le paysage! Bien sur comme à chaque fois je me retrouve au dessus de l'aile de l'avion... (notez que sur l'autre vole, ou j'était coté couloir, j'était bien loin de l'aile...)

Le premier vole m'a vanné, et je dors les trois heures du second, ce qui me permet d'être assez fraiche en arrivant à l'aéroport. En survolant la ville, j'essaye de voir s'il y a de la neige. Les lumières se reflètent sur une surface blanche à l'effet miroitant.


Lone m'attend dans le hall, et même si je n'ai pas la grosse valise violette que je lui est décrite elle me reconnait (j'ai quand même un pantalon rouge). Dehors, il ne fait même pas froid. La valise est juste chiante à pousser dans la neige. Le trajet jusqu'à chez Myrtle se passe bien. Elle me présente ses enfants qui m'accueillent par un "bonjour!" et vont se recoucher. On discute un peu autour d'une tasse de thé, mais je dois avoir une tête de déterrée car elle me pousse très vite à allé me coucher.



Bilan : bien arrivée, avec tous mes bagages. Et il fait même pas froid

vendredi 19 novembre 2010

pour y aller, il faut partir...

Mon petit bout de chambre est en train de se retransformer en salon.
Les cartons se remplissent de choses et d'autres. On passe plus de temps à les regarder qu'à les ranger, des souvenirs en sortent, virevoltent, en appellent d'autres.

et là assise sur mon lit, ma peluche dans les bras...

je quitte définitivement ma maison, mes colocs, l'inh, le jardin, Angers. Il faut s'y faire...

Quitter un monde, pour en découvrir d'autres, plus grands, plus beaux, différents.
Qu'on quittera, encore, un peu plus tard, un peu plus fort.
Qu'on quittera déjà, de nouveaux souvenirs dans la tête, de nouveaux amis dans le coeur.

Les photos s'accumulent, se multiplient, on les tris, parfois. Une seule par personne, poids des bagages limité oblige. Un petit bout de chacun, un sourire, un regard, pour ne pas laisser vos visages s'estomper. les rires, les voix, les gestes les souvenirs restent.

On change de monde sans quitter l'ancien. Accumulation de vies. Pour que celle d'après soit toujours plus belle...