Eléments déclencheur : Myrtle m'annonce courant de ma première semaine à Saskatoon que le dimanche elle va au hot yoga. "Oh oui, bien sur, je veux venir!" On reconnait là le comportement primaire d'une personne hautement sociale plongée dans un nouvel environnement, ne souhaitant louper aucune occasion de rencontrer des gens.
Dans le mot "hot yoga". Il y a hot avant yoga. et ceci n'a rien de sexuel, je préfère le préciser pour les esprits pervertis qui nous écoutent. Ce mot insignifiant de trois lettre change de quelque peu la pratique du yoga.
dimanche matin, nous voilà donc partie au hot yoga (contrairement à vous, chers lecteurs attentifs à ce point de l'histoire je savais ce qu'était exactement le hot yoga). On y va à pied. toutes emmitouflée dans nos moufles et bonnets, il fait -20 aujourd'hui. Mais surprise, il y a un grand soleil. Myrtle m'apprend avec plaisir, que c'est le temps normal ici, et que Saskatoon est une des villes les plus ensoleillée du Canada.
Arrivée au studio de yoga, je trébuche sur un monticule d'après ski. J'enlève les miens, non sans un léger sentiments de retour en maternelle, où on enlevais nos chaussures en arrivant à l'école. N'aillant pas trop eu le courage de faire les 20 minutes de marches en short, on se change et rentre dans la salle de yoga. Même avertie, la chaleur me surprend. Il fait 38°C. L'atmosphère n'est pas étouffante, agréable même.
Le cours commence, et malgrès la lenteur des gestes on sent que les muscles travaillent. Je ne sens toujours pas la chaleur, et seul les gouttes de transpirations dessinant des sillons sur ma peau et tombant au sol de temps à autres rappellent la température de la pièce.
La séance se termine, on met quelques minutes à se lever de la posture du cadavre. Le retour à la réalité n'est pas si brutale qu'on pourrait le penser, bien qu'il fasse 50°C de moins dehors...